La mortalité maternelle demeure l'un des défis sanitaires majeurs du Cameroun. Selon les dernières données compilées par les institutions partenaires, le ratio national se situe encore autour de 406 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, très au-dessus de la cible des Objectifs de Développement Durable (< 70 pour 100 000 d'ici 2030).
Les principales causes directes identifiées sont :
- Les hémorragies obstétricales (1ʳᵉ cause)
- Les complications hypertensives et la prééclampsie
- Les infections puerpérales
- Les avortements non sécurisés
- Les dystocies et obstacles à l'accès aux soins
Face à ces chiffres, la SOGOC plaide avec ses partenaires (MINSANTE, OMS, UNFPA, FIGO) pour :
- Le renforcement des soins obstétricaux d'urgence (SOUB/SOUC)
- La formation continue des équipes de maternité
- L'équipement des structures rurales en médicaments essentiels
- La généralisation de l'aspirine à faible dose chez les femmes à risque de prééclampsie
- La mise en place de comités de revue des décès maternels dans chaque région
Réduire la mortalité maternelle au Cameroun est une mission de salut public — et un engagement indéfectible de la SOGOC depuis 1989.
